Gérer vos notifications : 3 techniques pour réduire les sollicitations

Gérer vos notifications : 3 techniques pour réduire les sollicitations

Nous vivons dans une époque de sollicitations constantes. Selon une étude de Deloitte, un utilisateur de smartphone consulte son téléphone en moyenne 58 fois par jour. 

À la longue, cette surstimulation numérique fatigue notre cerveau, augmente notre charge mentale, et participe à ce que nous appelons le stress de fond.

Chez Pauser, nous croyons qu’apprendre à ralentir passe aussi par une meilleure gestion de notre environnement digital. Réduire les sollicitations est un moyen concret de faire de la place au calme.

Voici 3 techniques simples et concrètes pour reprendre le pouvoir sur vos notifications, sans tout couper, juste en réajustant votre quotidien.

1. Faites un audit de vos notifications : ce qui est utile vs. ce qui pollue

La première étape consiste à reprendre conscience de ce qui vous interrompt. Trop souvent, nous laissons les réglages par défaut décider pour nous : chaque application a le droit de nous solliciter, parfois de manière sonore ou visuelle, même quand ce n’est pas urgent.

Prenez 10 minutes pour faire un mini-audit de vos notifications :

  • Ouvrez les réglages de votre téléphone et accédez à la section dédiée aux notifications ;
  • Consultez la liste des applications autorisées à vous envoyer des notifications ;
  • Pour chaque application, demandez-vous "cette notification m’apporte-t-elle une information vraiment utile, au bon moment ?" ;
  • Si la réponse est non, désactivez-les sans hésiter ;
  • Si la réponse est oui, affinez les réglages :
    • Choisissez le type d’alerte qui vous convient le mieux : pastille, vibration, son, pop-up sur l’écran verrouillé, etc. ; 
    • Par exemple, vous pouvez garder toutes les notifications pour vos messages, mais limiter celles d’une application de transport à une alerte sonore.

Le conseil Pauser : testez pendant 48h en désactivant complètement les notifications sur les réseaux sociaux. Vous constaterez souvent que l’envie de consulter l’application diminue d’elle-même, et vous oublierez surement même de les réactiver.

2. Créez des "fenêtres de notifications" pour canaliser les interruptions

Au lieu de laisser les interruptions arriver à tout moment, une stratégie efficace consiste à les regrouper dans des fenêtres définies.

On parle ici de batching : regrouper des tâches similaires pour réduire le nombre de transitions mentales. Cela s’applique aussi aux sollicitations digitales.

Concrètement :

  • Définissez 2 à 3 créneaux par jour où vous consultez vos notifications, mails et messageries (ex : 11h30, 15h30, 18h).
  • En dehors de ces créneaux, activez le mode concentration de votre téléphone. Vous pouvez le paramétrer pour ne conserver que les notifications que vous ne pouvez pas manquer (par exemple un appel provenant de la garderie de votre enfant). 

Découvrez en plus sur le batch working dans notre article Batch working : la méthode d’organisation pour réduire le stress au travail.

3. Réapprenez à vous ennuyer

Et si une partie du problème venait aussi de nous ? Car oui, les applications envoient des notifications, mais nous avons aussi développé un réflexe : sortir notre téléphone au moindre micro-temps mort. Dans la queue d’un café, entre deux réunions, dans les transports.

Cette hyperconnexion volontaire entretient un cycle d’hyperstimulation. Le calme devient inconfortable, presque vide. Et pourtant, l’ennui est nécessaire : c’est dans ces moments que notre cerveau se régénère, que la créativité émerge, que les idées se connectent.

Laissez votre téléphone dans votre poche pendant 5 minutes. Observez autour de vous. Respirez. Même une pause de 2 minutes entre deux tâches peut suffire à réduire la charge mentale.

Un petit rituel à tester : après chaque réunion ou tâche terminée, prenez 2 minutes sans écran, sans tâche. Buvez un verre d’eau et marchez un peu. Ce "vide" volontaire devient un sas de décompression.

Pour conclure

Notre quotidien ne cessera pas d’être connecté du jour au lendemain, et ce n’est pas le but. Ce qui compte, c’est d’apprendre à mieux naviguer dans ce flux constant d’informations.

Chez Pauser, nous sommes convaincues que ces petits gestes du quotidien sont loin d’être anodins et qu’ils sont le début d’un apaisement durable.

Et si vous faisiez le test aujourd’hui ? Juste pour vous autoriser à Pauser, un peu plus.